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24 septembre 2019

De la Silicon Valley à Nantes : rencontre avec Rob Spiro

Groupe Pays-de-la-Loire
Soirée Echanges et Réseaux  - 16 Septembre 2019

Extrait du Flux 306 - Septembre-Octobre 2019* 

 

Cette soirée co-organisée par CSOA (CentraleSupélec Ouest-Atlantique) et l’EDHEC fut un grand succès avec 50 participants – diplômés des Grandes Ecoles participantes : CentraleSupélec, Centrale Lyon, EDHEC, ESCPEurope, Sciences Po, Arts et Métiers. Le rendez-vous était donné dans une brasserie près de la gare de Nantes, un nouveau lieu propice aux échanges, permettant d’accueillir de nombreux convives.

 

Rob Spiro, notre invité, est un entrepreneur Américain. Après avoir lancé plusieurs startups à succès aux Etats Unis, il s’est installé à Nantes pour continuer à innover d’une autre manière. En 2006 Rob a  envie  de créer une startup. Il n’a pas « l’idée géniale », mais il sait qu’il a 100k$ d’investissement, ce qui lui permet de tenir 1 an. Son approche est pour le moins originale. Il se dit : « soit je pars pour 1 an de développement pour mettre au point une solution et je n’ai qu’une seule chance de trouver le bon produit, soit je développe plusieurs fois en 2 mois et j’ai 6 chances de tomber sur la bonne idée qui va plaire aux clients ».

 

La question qui se pose est alors « Comment tester une idée sans développement »?


Il propose une réponse simple : faire une simulation avec des humains au lieu d’un algorithme… autrement dit passer par la version numérique de l’automate turc du XVIIIème.  Au bout de 7 essais, il aboutit à l’application Aardvark : un chat de recherche d’expert pour répondre à des questions pointues. Le système est censé trouver automatiquement les meilleurs experts pour répondre à la question…. Sauf que dans la première version, c’est Rob et ses collègues qui cherchent les experts, et pas une application.

Le succès auprès des utilisateurs est rapide et cela permet à Rob de réaliser une importante levée de fonds qui va permettre de développer l’application en question.

 

Quand Google entre en jeu


3 ans plus tard, la société compte 35 salariés et est rachetée par Google pour 50M$. Rob se retrouve salarié chez Google avec plus de moyens mais moins de plaisir. Du coup il décide de lancer une nouvelle startup sans produit identifié mais avec l’envie d’aider les petits agriculteurs. Comme il dit «Quand tu as vendu ta startup à Google, tu lèves 1M$ juste sur ton nom…même sans projet »

 

Il reprend la méthode des multiples essais et arrive à une idée simple : GoodEggs, un  supermarché en ligne des petits producteurs avec livraison à domicile Les premières livraisons sont faites à la main par Rob, ce qui lui permet d’apprendre les problématiques du sujet avant d’industrialiser la démarche.

 

Le succès client est rapide, et l’entreprise s’implante dans quatre villes. Mais elle n’est pas encore rentable  et sa forte croissance engendre des grosses pertes. La seule solution est alors de se focaliser sur San Francisco, et d’arrêter les opérations dans les autres villes, entrainant des licenciements puis une nouvelle levée de fond et la relance du projet. Rob passe le relai de la Direction en 2016.  Aujourd’hui GOOD EGGS compte 1000 salariés mais n’est pas encore rentable.

 

L’installation à Nantes

 

Marié à une Nantaise, Rob emménage en famille dans la cité des Ducs de Bretagne avec son désir de continuer à entreprendre. Il lance un « startup studio », Imagination Machine, inspiré de Rocket Internet à Berlin. Ce studio  se consacre au lancement d’un portefeuille de startups, ce qui est pour lui une manière d’entreprendre sans devoir s’impliquer à 200% sur seulement une startup.

 


Stéphane Aubet (94)
Vice-président du groupe Pays-de-la-Loire

 

*Retrouvez l'intégralité de l'article dans le Flux 306, dont la diffusion est prévue à ce jour tout début novembre.

 

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